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2015-08-31T16:11:53+02:00

Chronique d’une touriste à Boobzland

Publié par Sophie
Chronique d’une touriste à Boobzland

« Mais v’nez donc à Boobzland », nous ont dit nos cops Carole et Pierre, « on s’ra entre nous… »

En fait, « entre nous »… et les autres.

C’est vrai que Boobzland, c’est joli. Vraiment joli, et étendu. Et il y en a pour tous les goûts, vraiment tous. Il y a les belles plages, des villages, de tranquilles petites criquounettes.

Mais il y a aussi la musique à donf’, les DJ stars, de l’excès en tout genre, du silicone et du tatouage à profusion, et de la greluche à l’affut. Puis il y a l’aéroport, et les avions dont le décollage tout proche donne l’impression d’un passage de rafale égaré. Sauf qu’ici, les « rafales » s’égarent toutes les 15 minutes.

Notez d’un sens, on n’a pas choisi l’endroit le plus tranquille de Boobzland, la raison hypocrite étant de permettre à nos chers grands ados d’être à proximité des « places to be », « friends to meet »…, sans surconsommer du taxi et du parent-chauffeur. La raison inavouée étant que quitte à être dans les parages, faudrait voir à pas s’louper et mettre des croix dans la checklist des « si-t’as-pas-été-t’as-tout-raté ».

Et c’est ainsi que, diluant incognito les mauvaises raisons dans un flot de raisons recevables, j’arrachais un « Bon, OK, va pour Boobzland » fébrile à Pat-mon-Pat, qui concédait son irréversible accord dans un moment d’égarement dû à l’épuisement du rythme de travail parisien, ne voulant entendre au projet que plage, repos, et tranquillité.

Sauf que, quand on est au Bal, avouez que c’est quand même couillon de pas aller danser un chouilla, non ? Et au vrai sens du terme d’ailleurs.

Et nous voici embarqués dès le 2ème soir par Laurence et JD au Rio, restau-boite-spectacle genre Lido version branchitude. Au début ça débute tranquilou, avec un spectacle gentillet. Puis ça glisse doucement vers le teperninwak qui se trémousse autour du bar, puis autour des tables, puis sur les tables. A côté de la nôtre, des Anglais à la cinquantaine bien tassée font défiler bouteilles de champ’ et cocktails : 5 hommes – 5 femmes (classique), toutes blondes peroxydées. Au fur et à mesure que la soirée avance, 3 des femmes, très enjouées, partent en vrille, dansent entre elles, serrées, très serrées. Les verres s’enchainent, les mains se baladent, elles se bécotent, des glaçons volent. L'une écarte les gambettes face à un des hommes et lui demande de viser. Nos hommes à nous, hilares (et sobres ça va sans dire), ne manquent pas de remarquer que le « panier » (puisqu'il s'agit là de marquer des buts) de la dame ne présente pas le moindre tissus occultant. Grande classe !

2h du mat’. Pat-mon-Pat lance le signe de ralliement. Pour certains, la soirée ne fait que commencer. Si je veux garder du crédit pour la suite, je me dis qu’il vaut mieux commencer mollo. Alors nous ot’, travailleurs du jour, on s’arrache, lançant au passage des petits gauche-droite ebahis vers les tables, histoire de s’assurer qu’on ne perd pas une miette des spectacles collatéraux. Nos hommes se coucheront avec un violent torticolis.

Pas encore remis de nos émotions de la veille, on décide la journée qui suit pépère autour de la piscine. Etendus sur nos transats, Pat me fait remarquer 2 paires de compensées à la hauteur trop périlleuse pour déambuler autour d'une piscine. Mettant à mal nos cervicales, notre regard se lève le long des interminables jambes de 2 supposées bombasses. Sauf que plus haut ça se gâte méchamment : bouches de mérou, nez rabottés, peau trop lissée et cou qui trahit. Je souffle ; y’a une justice quand même…

Les 2 mérous se plantent au milieu de la piscine, flotteurs flambant neufs refusant de s’immerger, en teasing, et resteront 1 heure à l’affut, le regard scrutant sur 180 degrés. Elles ressortent bredouilles et vont prendre un pose étudiée sur des transats. Allez, patience les greluches, les portefeuilles doivent encore dormir…

Aux toilettes, j’entends une jeunette qui vraisemblablement se remet d’une nuit difficile, plus genre excès de cocktails que sushis pas frais. Sadique, je cafte fissa à mon Pat qui guette la sortie histoire de voir la tête qui va avec les « beuh-arhhh ». Il n’en sort pas du tout ce qu’on attendait. Une mignonnette-tout-plein, pas l’air d'être en train de cuver, bien faite version nature. Bref, potentiellement énervante. Alors, Pat-mon-héros vole au secours de sa pas-vraiment-sylphide-mais-100%-nature dulcinée (yep that's me) et balance : « Ah, une anorexique qui se fait vomir ».

Ben voilà les filles, c’est fait et validé par mon homme himself : quand c’est ni photoshop, ni bistourishop, ni vomitoshop, reste nous, nos rondeurs et notre bonne humeur. Ca tombe bien, j’en avais marre de rentrer le ventre et de bomber le torse.

En revanche, côté arbitrage entre teufs et repos, j’ai fini par faire profil bas, espérant ne pas finir l’été prochain dans la Creuse !

Chronique d’une touriste à Boobzland
Chronique d’une touriste à Boobzland

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commentaires

caroline 01/09/2015 15:05

hi hi hi ! au cas où on aurait hésité pour un prochain été, nous voilà maintenant briefés. Sûr que c'est pas pour nous cet endroit. Nous c'est plutôt la Creuse :)
toujours aussi bien écrit miss Sophie Fontanel

Sophie 16/09/2015 17:48

Comparée à Ma'ame Fonelle, chouette!

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