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2015-05-05T11:00:48+02:00

Lifting varois

Publié par Sophie
Lifting varois

Par les temps qui courent (ma bonne dame), une résidence secondaire est une danseuse bien difficile à entretenir.

Faute d’arriver à vendre ses charmes, le chaland étant difficile à appâter, beau papa, belle maman et leurs oisillons (dont mon Ô valeureux Pat’mon’Pat) se sont décidés à les louer pour l'été. Sauf que la belle varoise n’ayant plus la fraicheur de sa première jeunesse, un lifting et un nettoyage pas le vide s’imposaient.

Il y a 6 mois donc, la famille mandatait Boris le brave pour un relooking-express-pas-trop-cher, après passage de l’électricien (chouette des spots qui vont enfin tous marcher), du plombier (fini le "ploc-ploc-ploc…" du lavabo, le thermostat de la douche qui passe de 22 degrés à 40 sans subtilités intermédiaires), et autres sauveteurs d’urgence. N’ayant point de Stéphane (Plaza) sous l’coude, Sophie-votre-servitrice se transformait en home-stageuse de fortune avec comme leitmotiv : taupe-zen-dépersonnalisation.

Pour ces vacances, nous voilà descendus, moi, Pat et mon beauf afin de piloter les derniers coups de pinceau, réceptionner, fignoler, et vider, pour présenter sous son meilleur jour "Lei Villegiatori" version 2.0 aux Agences Immobilières. Sauf que le chantier était bien loin d’être achevé et qu’il allait falloir y mettre une sacrée dose d’huile de coude. Le délicat fignolage allait se transformer en manut’ de bourrin et sauvetage de peintures.

Mission 1 : Vider

A l’assaut donc de ces placards pleins de vaisselles accumulées (de 5 à 8 services de chaque, pas tous franchement complets), de dizaines de paires de draps vintage mais qu’il faut pas jeter parce que quand même c’est des belles marques, de tiroirs gavés de paires de lunettes écaillées de quand la vision n’était pas si mauvaise, et surtout de tout ce qu’on a descendu de Paris au fur et à mesure des années parce que "à Paris on le mettra plus mais là-bas ça peut toujours servir". Allez avouez, tous ceux qui ont une résidence-bis sont tombés dans le panneau "vieilles pompes-vieux manteaux-tee shirts pourrave" à qui l’on croit offrir une deuxième vie. Sauf que le 12 ans d’âge sied franchement mieux au whisky qu’aux maillots de bains… vous savez, ceux qui quand on tire sur l’élastique, refusent de revenir dans leur format d’origine !

Mission 2 : Peinture

Il a beau être gentil tout plein Boris, il n’y a pas été avec le dos de la truelle. Et on a beau avoir choisi délicatement des zolies petites couleurs, y z’y’a été franco au rouleau sans faire trop de détails ni mégoter sur les projections sur les sols, carrelages… Donc pour lui, pas besoin de polyane pour protéger le sol et les environs (il y va au talent), ni de scotch pour délimiter les zones de différentes couleurs. Le blème c’est que moi qui suit un chouilla perfectionniste, après 4 jours à voir les zigzag entre les couleurs, les traces de papates ou méga coups de pinceau gris-tôôôpe sur la peinture blanche ("dézolé Madame Von Pelt je me suis tlompée de pot"), et serrures de placard collées à la peinture qu’on ne peut plus fermer (un petit peu de scotch Boris, juste un peu), le pinceau m’a poussé dans la main. J’ai donc enfilé la vieille chemise qui sent l’humidité et destinée à la poubelle et relevé mes cheveux. Objectif : des petites mini-retouches avec un tout mini pinceau là où il y a des traces gris foncé sur les murs blancs. Étant me concernant addicte à l’extrême des vertus du scotch de peintre (belle invention), je me suis dit que j’allais en profiter pour tracer une ligne bien droite au-dessus de la table de nuit dont le gris avait généreusement bavé sur le mur. Après peinture et séchage, j’ai enlevé tout aussi délicatement le scotch. Sauf que Boris, il avait pas non plus préparé les surfaces qu’il avait peintes. Donc en enlevant le scotch, la peinture de la table de nuit est partie avec, découvrant la peinture vintage orange au torchon d’avant… Aaaaaaargh ! Alors, Sophie-la-brave courre chercher le pot de peinture grise, remet du scotch sur sa belle peinture fraichement séchée, et s’attèle à repeindre minutieusement les deux tables de nuit (eh ben la peinture blanche à la Soso, si fraiche soit-elle, a résisté à l’épreuve du décollage, elle… non mais !).


Vraiment chou Boris. Comme je lui ai dit de mettre bien du scotch tout partout pour le reste de la maison, plein de bonne volonté, il a fait attention de mettre bien le scotch au droit des murs restant à peindre en taupe pour pas baver sur le beau plafond immaculé (c’est bieeeeen Boris, et on oublie pas le tout piti morceau sur la serrure avant de passer le gros rouleau sur la tranchounette de la porte… merki). Sauf que, tête en l’air que je suis, j’ai pas dit à Boris qu’il fallait mettre le scotch là où c’est déjà peint pour pas abimer. Pasque si on met le scotch avant de mettre la deuxième couche au mur, et qu’on peint dessus, on se rend compte que quand on l’enlève, reste sous le scotch la peinture d’avant toute moche ! Eh ouais, c’est ballot.

Mission 3 : Mise en location

Vient le défilé des agences immobilières à qui on montre fébrilement la zolie mézon toute liftée. A priori, les bugs de peinture, ça passe. Mais y’a tout le reste à épurer encore et encore et les désidératas locatifs qui demandent de nouveaux investissements alors qu’on n’a pas l’ombre d’une certitude de louer la maison : "Faudrait acheter un nouveau service d’assiettes et de couverts un peu plus contemporain…" (gloups, z’êtes sûrs qu’en faisant un petit camaïeu entre les verts, les roses, les bleux, les rouges… on tient pas un concept avangardiste ?). Mais on dit "Oui bien sûr. Justement on avait prévu d’y aller c’t’aprem", pasqu’on vient de nous expliquer que les 90 autres maisons que l’agence a en portefeuille pour l’été ont tout bien fait pour habiller la Mariée.

Nous rentrons à Paris, harassés, mais contents que la belle soit presque prête pour être présentée à ses prétendants. Mince, en revanche, du coup, va falloir trouver une position de repli cet été. Et si on louait… il parait qu’il y a une maison qui vient de se refaire une beauté cet été du côté du Var…

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commentaires

Chuut 05/05/2015 21:48

Sauf que le 12 ans d’âge sied franchement mieux au whisky qu’aux maillots de bains…ainsi qu'aux costumes, aux chemises à carreaux, aux cravates, aux tee shirt (même et surtout) vintage, bref à tout ce qui constitue une garde robe masculine.
Merci Sophie, j'ai comme une envie de rangement
Et de bons arguments

Flo 05/05/2015 15:34

mais t'as rien compris à la créativité de ton Boris, c'était du marouflage bien sur ! Et dire que la même situation me pend au nez ... ça fait peur

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