Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

2014-08-30T16:25:58+02:00

Problème de transit...

Publié par Sophie
Problème de transit...

Hellooooo...

Sophiz’ back et ne résiste pas à l’envie de clore cette trève estivale en vous racontant une anecdote de retour quelque peu… contrarié…

Après différents périples, nous avons achevé nos vacances dans la superbe île de Zifiesta. Ne trouvant vol direct à notre pied, nous nous étions résolus à prendre un vol avec correspondance Zifiesta-Barcelone, puis Barcelone-Backhome, auprès d’un vénérable low-cost espagnol.

L’escale à Barcelone devant durer plus d’une heure, nous étions donc… laaaaaaaarges ! Sauf que, le panneau d’affichage se mit à annoncer un acceptable quart d’heure de retard, puis 30 mn…

Bref, 1h45 plus tard, nous décollions vers Barcelone avec l’espoir que les soi-disant conditions climatiques qui avaient perturbé les vols de la compagnie à Barcelone auraient aussi perturbé celui qui nous ramènerait chez nous.

Lâchés dans l’aérogare de Barcelone, des hordes de passagers en furie se mirent à courir haletants pour se présenter les premiers sur les derniers vols en partance pour leurs chézeux. Nous voici donc arrivés à 20h15 devant l’embarquement du dernier vol de la soirée pour Backhome, les suppliant de nous accepter ("Porque los pequenitos niños estan esperando por sus padres… pobrecitos…") (ben ouais, c’est ballot pour tous ceux qui ont fait Allemand) avant que celui-ci ne décolle 15 mn plus tard. L’hôtesse, cruelle et insensible, nous confirma qu’il restait des places mais nous invita intraitable à aller changer nos billets au guichet à l’autre bout de l’aérogare. Et voici la quinzaine de Français dépités prenant leurs jambes à leur cou pour arriver prems devant le guichet, et s’entendant dire la bouche en cœur que "Lo siento, el vuelo se fue. Y el proximo será mañana". Et le petit Môssieur du guichet de proposer aux passagers une nuit de folie à l’hôtel de l’aéroport et un départ le lendemain à l’aube (et l’aube et bibi c’est pô la franche entente), et d’inviter ceux qui le souhaitent à aller au préalable récupérer leurs valises.

Nous voici à 20h30 guettant fébrilement le tapis sur lequel devaient arriver les valises… qui ne vinrent pas. On nous demanda de patienter 30 mn, puis 30 mn, puis 30 mn… Puis, on nous demanda leur descriptif (couleur, taille… pas bon signe ça…).

A 23h, un tantinet agacés nous brandîmes d’un air menaçant une bouteille d’eau (l’arme à priori la plus redoutée des aéroports) sur la tempe du préposé aux bagages, ce qui le décida à rechercher, tremblant mais avec plus d’entrain, la trace de nos petites valises, qui miraculeusement réapparurent. Le tapis farceur se décida enfin à déverser ce qui nous permettrait de nous présenter à l’aéroport le lendemain à peu près dignement (c’est-à-dire lavés, changés).

Après s’être faits saucer violent (à Barcelone en plein mois d’Août, normal) pour rejoindre le bus nous amenant à l’hôtel, nous fîmes enfin route, sous une pluie toujours battante et au milieu d’un décor de routes désertiques et sordides, vers un Tryp Hotel qu’on espéra le moins Very Bad possible, et espérant ne pas nous réveiller au lendemain d’un mauvais rêve, amnésiques et tatoués…

Félicitant Pat’mon’Pat du plan love improvisé qu’il m’offrait avant de reprendre le train-train quotidien, nous pénétrâmes dans le petit nid douillet qui nous attendait et découvrîmes le message (cf photo) que l’hôtel, glamourissime, avait pris soin de faire inscrire sur le miroir face au lit, à notre attention (ah, l’humour espagnol !).

Après notre périple nocturne de quelques heures, nous arrivâmes comateux et aux aurores dans l’avion qui devait -enfin- nous ramener dans notre foyer-doux-foyer.

Fin du bad Tryp ? Que nenni ! Vint s’assoir à mes côté un jeune homme qui manifestement n’avait pas pris la peine la veille de récupérer sa valise, préférant quelques minutes de sommeil supplémentaires à une douche et un lavage de quenottes en règle. Ajoutant à la souffrance olfactive passive qu’il m’imposa, il s’étira, aisselles en poupe, puis s’assoupit, bouche ouverte, la tête délicatement tournée vers mon visage, ses effluves assassines s’en prenant à mon innocent et délicat odorat encore en éveil…

PS : Merci à mon Linus dont l’humour caustique ("Passionnants tes problèmes de transit M’man") m’a inspiré le titre de cet article.

Voir les commentaires

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog